• Comment survivre à la démocratie quand on est une sale facho comme moi?

    Comprenne qui pourra, mais dans le contexte orwellien de l'époque où j'écris ces lignes, et où

    - la paix, c'est la guerre;
    - la liberté, c'est l'esclavage,
    - et où l'ignorance, c'est la force, 

    j'en ai enfin fini de m'indigner d'être qualifiée de "facho" par les "gens bien".  J'avoue même que plus ceux qui me traitent de la sorte sont des "gens bien", plus j'éprouve une certaine fierté à être traitée de "facho" par eux. A l'exception peut-être des cas de figure où ces "gens bien" sont des amis de longue date qui s'effraient de ne plus reconnaître la "fille bien" que je fus, lorsque le virus de la peste brune que je portais déjà était encore en phase d'incubation. A l'époque, les symptômes n'étaient pas encore identifiés.  Certes, on me trouvait déjà "bizarre".  Néanmoins, mes proches s'accordaient à dire que cela me conférait un certain charme. Mais depuis que le "fascisme", "la haine" et "l'intolérance" transpirent de moi et qu'ils ont peur d'être contaminés, il ne me reste guère plus que mon ordinateur pour entretenir des liens sociaux avec des gens aussi "haineux" que moi. Mais pour combien de temps encore?  

    Le gouvernement mondial, qui n'existe pas encore officiellement mais qui se donne beaucoup de mal pour imposer la "démocratie" à la planète entière, mène une guerre sans merci à tous les dictateurs qui lui résistent, aux aspirants dictateurs qui ambitionnent d'en faire autant, et aux "sales fachos" dans mon genre qui les défendent. 

    Mais d'où m'est venu cette maladie honteuse?  

    Je suis née à Nivelles, en Belgique dans le Brabant Wallon, mais j'ai vécu les dix-neuf premières années de ma vie dans le Hainaut, une province limitrophe de la France et de la région flamande, traversée par une rivière qui s'appelle la Haine.  

    La Haine. Cela ne s'invente pas.  Qui a donc eu la brillante idée de baptiser une rivière d'un nom de la sorte?  Il faudra un jour que je me penche sur la question. Les Français ont remplacé le i par un y.  Fallait-il être Belge pour tolérer de vivre sur des terres irriguées par la Haine?  Fallait-il être Wallon?  Pourtant, parole de "facho", ce ne sont pas les "gens biens" qui manquent dans cette province. On les appelle les Hennuyers. Mais comme je ne me sentais pas tout à fait des leurs, moi, j'étais déjà plutôt "Haineuse" qu'Hennuyère. 

    Comment survivre à la démocratie quand on est une sale facho comme moi?

    C'est autour du 11 novembre 1975 à l'école primaire de Luttre que je pense avoir contracté le virus de la peste brune. Ca devait être au cours de ma première célébration de l'armistice, il me semble. C'est arrivé insidieusement parce qu'à l'époque l'idée de "nation" n'était pas encore considérée comme "une idée qui pue". Au contraire. Le 11 novembre de chaque année, nous nous rendions avec l'école jusqu'au monument aux morts pour honorer les hommes tombés pour la "patrie", pour défendre notre pays contre l'occupation Allemande. J'ai appris que c'était grâce à eux - et grâce à ceux qui sont tombés également la génération auparavant - que nous étions toujours Belges et libres. On nous avait appris que la liberté était quelque chose de précieux, et qu'il fallait se battre pour défendre notre pays, notre langue, notre histoire, nos traditions. Il me semblait à l'époque que les enfants des "gens bien" n'y accordaient pas beaucoup d'intérêt. Peut-être parce qu'ils ne se représentaient pas vraiment ce qui s'était passé ?  Moi, j'avais l'imagination fertile et une empathie naturelle qui s'étendait jusqu'à la souffrance des disparus de longue date. Il s'agissait peut-être là d'un terrain favorable pour la maladie honteuse que j'allais couver pendant quarante ans. 

    De commémoration en commémoration, j'ai entendu des anciens combattants nous raconter l'histoire de mon pays, telle qu'ils l'avaient vécues. Je ne savais pas encore que l'histoire revisitée par les vainqueurs allait être bien moins authentique et que pour mon malheur, tous les "gens bien" allaient y croire. 

    Les vainqueurs ont écrit des livres, des tonnes de livres, ils ont réalisés des films, des milliers de kilomètres de films, de documentaires.  Ils ont  organisés des débats, des heures interminables de débats pour nous expliquer, à nous, les enfants des enfants des survivants de la guerre 40-45 que nous avions été des collabos qui livraient des Juifs aux Allemands - ou occasionnellement des résistants qui avaient aidé à sauver des juifs.  On nous a expliqué que sans les Américains, nous  serions tous Allemands aujourd'hui et qu'à ce titre nous n'avions pas le droit de ne pas être d'accord avec eux quand des débats opposaient leurs intérêts aux nôtres. 

    Bien entendu, j'ai été horrifiée lorsque l'on m'a parlé de l'holocauste pour la première fois.  J'entrais dans l'adolescence et je ne comprenais pas qu'on ne m'en aie jamais rien dit plus tôt. J'ai pleuré en visionnant "Au nom de tous les miens" et la liste interminable de films qui traitèrent du sujet jusqu' à la "Liste de Schindler."   Et je découvrais ainsi que non seulement j'appartenais à une "race" de collabos congénitaux qui avant cela avaient été des collons, des explorateurs sanguinaires, les génocidaires des indiens d'Amérique, des esclavagistes, des inquisiteurs espagnols et tout ce que la Terre avait porté de plus cruel depuis au moins, l'époque des dinosaures. J'appartenais à la race maudite des blancs, et il me fallait assumer tout ce sombre passé, expier les pêchers de mes ancêtres.  Il me fallait être quelqu'un de "Bien". Demander pardon. Aimer mon prochain comme plus que moi même. Me souvenir que si aujourd'hui en Afrique, il y a des populations entières qui meurent de faim, c'est pour que je puisse manger  et que quand je fais un don à l'UNICEF, c'est (honte à moi) pour me donner bonne conscience.   Et surtout, surtout, la Bête Immonde étant toujours tapie dans l'ombre prête à ressurgir, il fallait que je fasse tout  ce qui était en mon pouvoir pour empêcher le fascisme de s'imposer à nouveau dans mon pays et en Europe.

    En effet, je pensais que cette menace s'était éteinte après la défaite définitive de l'Allemagne Nazie en 1945, mais les "gens bien" de ma jeunesse m'ont expliqué qu'en France, il existait un parti politique vraiment inquiétant, présidé par un sale type qui voulait "foutre tous les étrangers dehors" !  Qui avait "torturé des Algériens" pendant la guerre d'Algérie, et qui faisait "jeter les arabes à la Seine" !  Un sale bonhomme qui faisait "des jeux de mots douteux sur les juifs" et faisait "déterrer leurs cadavres dans les cimetières" et qui avait même "édité des disques de chants Nazis" !

    J'étais horrifiée à l'idée que ce genre d'individu puisse réunir assez d'électeurs pour mettre en péril notre belle démocratie.  Et comme tout les "gens bien" que je connaissais -  de l'école jusqu'à la télévision - répétaient en boucle toutes ces horreurs et qu'au nom de tous les crimes commis par tout ce que la Terre avait porté d'hommes blancs, j'avais le devoir moral d'anonner comme un mantra "Plus jamais ça !"  J'ai commencé à 14 ans par porter mon petit badge "Touche pas à mon pote",  à engueuler mes concitoyens qui se plaignaient des incivilités des Belges d'origine étrangère.  J'ai décidé d'être neutre sur la question du conflit Israelo-Palestinien parce que je ne voulais être injuste ni envers les juifs, ni envers les Arabes.  
    Et d'ailleurs, je ne comprenais rien à ce conflit. Je voulais être "quelqu'un de bien".  Une citoyenne du monde. Une femme tolérante. Je voulais sauver le monde de la misère causée par les pays riches. Je voulais semer l'amour autour de moi, et je voulais qu'on m'aime. Et je voulais qu'on m'aime d'autant plus fort que je n'avais pas été une enfant de l'amour. Je voulais être Mère Théresa, sans entrer dans les ordres...  J'ai fini par devenir la fille du Capitaine Albator.

    Comment survivre à la démocratie quand on est une sale facho comme moi?J'ai trouvé en lui le père dans les valeurs de qui j'étais d'accord de grandir. Il m'a enseigné à me battre pour défendre ce que j'avais au fond du coeur. 

    Il n'était pas le plus beau, le plus souriant, le plus causant des pères, mais dans la force morale de son personnage j'ai trouvé le courage de traverser les épreuves de mon enfance. De ces épreuves dont la plupart des enfants qui les subissent ne se remettent jamais. Et c'est auprès du Capitaine que mon âme trouvait refuge lorsque je les subissais.

    Alors moi qui avait l'honneur d'être sa fille, moi plus que n'importe qui d'autre, je devais semer l'amour autour de moi et combattre l'injustice. Quoi qu'il arrive, je devais être forte et protéger les plus faibles que moi, les opprimés.

    Je ne savais pas qu'à quelques centaines de kilomètres au sud de la province belge où coule la Haine, une fillette blonde, d'un an mon ainée, elle aussi fille d'un officier borgne allait, 30 ans plus tard, révéler la "fasciste" qui sommeillait en moi. 

    C'est arrivé un soir, par hasard.  Quelqu'un avait posté sur le mur de mon profil Facebook une vidéo où cette femme exprimait précisément ce que je pensais de la solidarité dont la classe politico-médiatique française avait fait preuve à l'égard d'un cinéaste Américain pédophile qui s'était réfugié en France. Au passage, elle s'était aussi indignée des aveux auto-complaisants du Ministre de la Culture Français quant à son goût pour les jeunes garçons des bordels Thaïlandais. Je découvrais avec stupeur que la complaisance du système envers les travers pédophiles de nos personnalités publiques ne dataient pas d'hier et qu'il était possible de parler librement de l'excitation que l'on éprouvait quand un petit gosse se mettait à vous déshabiller et à vous mettre la main dans la braguette sans que cela ne scandalise personne et que cela pouvait même ne jamais vous empêcher de représenter un mouvement politique au Parlement Européen. 

    En regardant cette vidéo, je me souviens m'être demandée : "Mais pourquoi faut-il que ce soit elle qui dise cela?   Pourquoi faut-il que ce soit la fille d'un homme qui a torturé des Algériens, qui a fait jeter des arabes à la Seine, qui a fait déterrer des cadavres juifs au cimetière de Carpentras, et qui veut chasser tous les étrangers de France?"

    Je ne savais pas encore que tout cela était faux. J'avais cru ce que les "gens bien" m'avaient raconté et répété depuis des décennies, sans chercher à savoir si tout cela était fondé. Néanmoins, j'étais d'accord avec elle. J'ai partagé cette vidéo sur mon mur en la commentant de cette question : "Pourquoi faut-il que ce soit elle qui le dise?" 

    Il n'en a pas fallu plus pour les "gens bien" que j'aimais me rappellent à l'ordre.  Parmi eux, il y avait l'homme pour qui mon coeur battait en secret et qui m'a engueulée en message privé parce que j'osais relayer les propos d'une antisémite notoire. Ce même homme s'était déjà alarmé quelque temps auparavant en découvrant que je prenais au sérieux les "théories fumeuses de Thierry Meyssan sur la version officielle des attentats du 11 septembre 2001". Il m'avait prévenue que je me dirigeais là sur une pente glissante et que je croyais à des rumeurs propagées par des mouvements d'extrême-droite, des antisémites, des négationistes, des révisionistes. Bref, tout ce que la Terre portait de plus infréquentable. Déjà à l'époque, je m'étais demandée si c'était de ma faute à moi s'il n'y avait que les "fachos" que ça étonnait que deux avions aient fait tomber trois tours et qu'un Boeing disparaisse dans un trou de la taille d'un missile 
    dans les murs du Pentagone? 

    En fait, je pense que mon "fascisme" latent s'est vraiment révélé le jour où j'ai découvert que mon besoin de vérité et de justice étaient plus forts que la peur du regard des autres et de leur rejet. Même si parmi ces autres, il y avait l'homme que j'aimais. Depuis lors, chaque fois que, conformément aux enseignements du Capitaine, je me bats pour défendre ce que j'ai au fond du coeur, je me fait traiter de fasciste. 

    Mais qu'à cela ne tienne.  Ce mot ne veut plus rien dire depuis bien longtemps. Il n'est plus qu'un anathème parmi tant d'autres servant à faire taire ceux qui s'opposent à vos idées, vos croyances, votre conception de la justice et de la démocratie. 

Tout cela m'amène à un constat bien triste : à dénaturer les mots comme la classe merdiatico-politique et tous les porte-paroles autorisés de la pensée unique l'ont fait depuis des décennies, de moins de moins de gens savent encore de quoi ils parlent lorsqu'ils débattent !

    Tous les jours, sur la toile, j'assiste à des conflits d'opinion plus ou moins violents entre des gens qui pensent la même chose, mais l'expriment avec des mots différents, les mots qu'ils croient appropriés mais qui sont redéfinis par l'ignorance, les raccourcis, les dogmes induits par la sensibilité politique, communautaire ou religieuse de leur environnement, et, il faut aussi bien l’admettre, par la paresse intellectuelle.



    Ainsi, à force de dénaturer le sens des mots, il n'en existe plus pour définir ce qu'ils signifiaient à l'origine.  La novlangue et l'absence de nuance propre à une société conditionnée depuis trop longtemps à remplacer le raisonnement critique par l'expression de leurs émotions ont divisé les peuples d'Occident bien plus insidieusement que n'importe quelle religion ou doctrine politique ne l'avaient jamais fait.  C'est ce qui me vaut d'être traitée de "facho" par bon nombre de "gens bien" de tout bord. 
Aujourd'hui, défendre son pays, ses intérêts, sa population, sa culture, ses emplois, ses droits, ses concitoyens avant ceux des intérêts des artisans de l'Empire des cartels en tout genre, des multinationales, des marchés financiers, des monopoles, des fossoyeurs de la souveraineté des peuples, c'est être un fasciste. Le nationalisme n'est plus l'amour de ses concitoyens et de sa nation. Depuis que je ne sais qu'elle autorité morale ou intellectuelle en a décidé ainsi, le nationalisme est devenu "la haine des autres", "la guerre", "une préférence raciale ou/et religieuse". 

Depuis que ces mêmes autorités morales et intellectuelles qui n'ont aucun intérêt à ce que nous nous comprenions en ont décidés ainsi, la lutte contre le fondamentalisme musulman est redéfini la "stigmatisation de l'islam".  La lutte contre l'immigration est devenue la "persécution des immigrés". 

S'interroger sur des faits d'actualité dont la couverture médiatique ou l'absence de celle-ci nous laisse perplexe, c'est être "un théoricien du complot".  Et par une association d'idées bien rodée au cours des années, être un théoricien du complot c'est être proche des mouvements néo
    -fascistes et bien entendu antisémites.     

    Dans ces conditions, comment "une sale facho comme moi" peut-elle survivre à un tel environnement, à une telle confusion du langage et des idées?  Comment garder le cap?  Comment ne pas perdre la raison et tous ses amis? 

    Ma Belgique natale assiégée par l'OTAN et les institutions d'une Union Européenne imposées aux peuples d'Europe à coup de campagnes mensongères, à coup de désinformations, à coup de menaces, de référendums réitérés jusqu'à l'adhésion au forceps des peuples consultés nous ont ôté toutes nos souverainetés.  Nous ne sommes plus un pays. Nous ne sommes plus que trois régions d'Europe qu'une classe politique scélérate et parasitaire exploite illégitimement depuis plus d'un an et demi en nous montant les uns contre les autres : le nord contre le sud, les autochtones contre ceux venus d'ailleurs avec leurs codes, leurs langues, leurs cultures que nous sommes tenus d'intégrer aux nôtres depuis qu'il n'est plus requis à ceux qui désirent vivre parmi nous de s'assimiler.  Ce mode insidieux de division s'appelle aujourd'hui "le vivre ensemble". Mon pays n'est plus qu'un royaume sans frontière, un village global parmi d'autres dans le nouvel ordre mondial de nos nouveaux maîtres qui ne disent pas leurs noms et que personne ne nomme puisque ceux qui sont censés nous informer de ce qui se passe sur notre sol ne le font plus depuis longtemps. Et d'ailleurs, l'ont-ils jamais fait?   Ont-ils jamais rien fait d'autres que nous désinformer ? Que de nous infantiliser entre des pubs débilitantes, des contenus insignifiants, des micro-trottoirs, du magazine? 

    Lorsque j'étais enfant, des campagnes de publicités pour les produits laitiers nous assuraient qu'ils étaient nos amis pour la vie !  Que nous devions en boire beaucoup pour notre croissance, pour ne pas manquer de calcium et ne jamais avoir d'ostéoporose. J'y ai cru, j'en ai consommé autant que je le pouvais, ne sachant que cet aliment n'était pas adapté aux besoins spécifiques de l'être humain, qu'il était extrêmement acidifiant pour l'organisme, ce qui obligeait ce dernier à compenser son acidité par un apport de calcium puisé directement dans nos os !   On ne nous a pas enseigné non plus que la dégradation de sa protéine, la caséine, nécessitait une enzyme que nous ne possédons qu'en quantité limitée pour dégrader les protéines du lait maternel. La liste des pathologies consécutives à la consommation du lait de vache est interminable, il en va de même pour le gluten. Jamais les vertus des produits laitiers et du blé n'ont fait l'objet de débats contradictoires dans nos médias, jamais les miracles supposés des vaccins n'ont été contestés en dehors de la presse alternative, qualifiée honteusement de sectaire.  Je les ai vu, ainsi que notre ministre de la santé en 2009, affoler la population entière pour qu'elle se fasse vacciner contre la grippe H1N1, qui risquait de tous nous décimer, négligeant de préciser que ces vaccins avaient à peine été testés et qu'ils contenaient des adjuvants hautement toxiques !  Cette alerte à la pandémie ne fut rien d'autre qu'un scandale sanitaire et financier où conflits d'intérêt et Dieu sait quoi d'autre nous exposaient à des maladies auto-immunes plus ou moins graves, et parfois, à la mort ! 

    Il n'est pas un domaine de la vie, où nos médias n'ont pas conditionné, façonné notre mémoire collective, balisé ce qu'il convenait de penser ou pas. 

    Je croyais avoir fait le tour de leur catalogue de propagandes quant au printemps dernier, la coalition de l'OTAN à laquelle participait l'armée de mon pays toujours sans gouvernement décidait d'aller, à nos frais, protéger les populations civiles Libyennes des griffes de leur dictateur sanguinaire,  le méchant Mouammar Kadhafi !   J'ai tout de suite senti qu'on nous refaisait le coup des armes de destruction  massives de Saddam Hussein !  Mon sang n'a fait qu'un tour !  Cette affaire puait l'arnaque à plein nez et je ne me suis pas trompée.   Non seulement les accusations selon lesquelles le dictateur guide Libyen avait bombardé sa propre population ont été démenties par la Russie - un peu tard hélas - mais pas un média de la zone OTAN n'a parlé de tout ce que Mouammar Kadhafi a fait pour son pays. Pas un média n'a fait mention de l'immense soutien dont il jouissait dans ce qui loin d'être une dictature, était même la plus grande démocratie de ce continent, si pas du monde.  La Libye, je l'ignorais, était une démocratie directe. Kadhafi était leur guide. Très aimé par son peuple, devenu grâce à lui, le plus prospère et le plus instruit d'Afrique, il était le garant de la paix sociale entre les différentes tribus de son pays en y faisant respecter une politique laïque, devant tenir en respect les aspirations de la minorité libyenne qui souhaitait imposer la charia à tout leurs concitoyens.   Et ce sont ces islamistes que l'OTAN, la France et d'autres pays, dont le mien ont décidé d'armer jusqu'aux dents.  Ce sont ces islamistes dont beaucoup avaient été des djihadistes que nos médias ont présenté comme des rebelles, des héros.   Aucun débat contradictoire, aucune objectivité ou neutralité journalistique pour dénoncer que chaque fois que les rebelles du CNT prenaient possession d'une ville, c'était après que nos avions l'aient complètement rasée, en la bombardant intensément.   

    Avec l'aide de nombreux autres porteurs de vérités, nous avons tenté d'informer tous nos contacts FACEBOOK, en partageant les vidéos amateurs ou encore les rapports des médias alternatifs. La colère ne m'a pas quittée durant tous ces mois qui ont connu la destruction d'une nation qui n'avait rien demandé à personne.  A l'heure où j'écris ces lignes, la Syrie est sur le point de connaître le même sort. Et l'Iran également.   J'ai tenté vainement de prévenir l'opinion publique en postant des messages sur les sites de désinformation du ministère mondialiste de la propagande, mais mes commentaires sont automatiquement effacés.   Pas facile d'être une facho en démocratie.  La démocratie des bombes humanitaires, la démocratie des néo-colons, des néo-impérialistes. 

    Alors comment je survis?   Autour de moi, j'observe que le monde à l'air de dormir.  A l'heure où les Américains de Main Street occupe Wall Street nos "indi-niais" s'indignent et ne semblent pas encore avoir compris la complexité du monde dans lequel ils vivent. Ils ne semblent pas avoir encore compris que le monde dans lequel ils croient vivre et leurs leaders n'est pas le même que le monde tel qu'il est et qu'il n'est pas dirigé par les mêmes personnes.  
    Alors, je consacre tout mon temps disponible à compiler les informations dont je dispose et à débattre auprès des âmes que je croise sur la toile.  La confrontation avec la réalité étant parfois trop douloureuse, nos échanges sont régulièrement assez musclés, mais dans cette guerre contre l'esprit que l'empire nous mène depuis toujours, ma raison de vivre aujourd'hui est de débloquer les consciences, faire péter les verrous !  

    Je constate que le nombre des éveillés augmente de façon exponentielle.   C'est ainsi que je survis, que je m'accroche.   Et s'il est vrai que les éveillés que j'observe sur la planète Internet brillent encore trop souvent par leur connerie, leur suivisme, leurs problèmes d'ego, leur manque de nuance, leur manque d'ouverture au dialogue, leurs préjugés
    , et tant d'autres tares, nous sommes tous d'accords au moins sur deux choses : 1) Nous ne vivons pas en démocratie. 2) Les médias et les gouvernements nous mentent sur tout !  Sur absolument tout. Qu'il s'agisse d'économie, d'environnement, de santé publique, de géo-politique, de spiritualité,  aucun domaine n'est épargné par le mensonge.  Nous ne savons que ce que l'oligarchie merdiatico-politico-financière veut que nous sachions ou tenions pour vrai.   A partir de ce constat, je pense que tous les différents groupes d'opposition au système devraient parvenir à s'unir dans un projet commun de restauration démocratique  et de lutte contre les mensonges et les propagandes. Chacun dans les limites de ses domaines d'expertises, nous avons la possibilité de contribuer à ce projet de salut planétaire si ET SEULEMENT SI, nous parvenons à faire abstraction de ce qui nous divise pour nous concentrer sur ce qui nous rassemble. 

    La mauvaise volonté des uns et des autres rendent la tâche si désepérante parfois, qu'il m'arrive de m'endormir avec l'espoir de ne jamais me réveiller.  Et puis le lendemain, je prends connaissance de l'éveil d'une petite âme qui hier encore me traitait d'extrémiste, mais se met à relayer les infos de la résistance en route,  une résistance boiteuse, certes, décevante souvent, mais en route tout de même. Alors, je reprends espoir et je me remets en chemin. Nul ne peut prédire si au bout de cette longue route l'humanité trouvera enfin un monde plus juste et une démocratie digne de ce nom, mais si nous n'y mettons pas du nôtre, si nous persistons à élire des individus qui une fois au pouvoir pourront impunément faire tout le contraire de ce pourquoi nous les avons élus, c'est la pérennité même de notre espèce qui est menacée. 

    Puisse 2012 qui arrive à grand pas, signer la fin d'un monde d'illusion et voir renaître une humanité consciente et responsable. C'est ce voeux pieux qui me donne la force d'avancer sur cette route si pleine d'embûches où j'espère vous trouver de plus en plus nombreux ! 





     

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  • Commentaires

    20
    StéphaneL
    Vendredi 18 Novembre 2011 à 09:24

    Très bon texte, bravo ! Je vois que quelqu'un a déjà parlé d'Etienne Chouard et du message dans les commentaires. Je ne sais pas où tout cela nous mènera mais il est assez réconfortant de voir que nous sommes de plus en plus nombreux à nous réveiller !

    Bien à vous

    Stéphane

    19
    Alvaut
    Jeudi 17 Novembre 2011 à 21:29

    Super . Je ne suis pas doué pour l'écriture mais pour 2012, j'espère que " la masse critique" des éveillés auront le courage, la volonté pour laisser de coté leur égo pour qu'enfin une véritable démocratie se mette en place pas cette illusion pour que chacun travaille pour le bien commun.

    18
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 10:33

    Un roi?   Rien que cela?    Nous n'avons pas la même conception dela démocratie, il me semble. Même si la démocratie directe est appliquée, le privillège héréditaie de regner par une caste complètement en dehors des réalités des gens, une caste qui se croit au-dessus des autres de par la transmission de son sang me donne de l'urticaire. 

    17
    Stratege Thucydide
    Mercredi 16 Novembre 2011 à 09:00

    Je connais Etienne Chouard, j'ai lu aussi ces propositions.


    Il faut d'abord retrouver le controle de notre creation monetaire.


    Ensuite, question politique, j'ai adhere au programme de la democratie equitable propose par democratie-royal.org, les royalistes francais.


    http://www.democratie-royale.org/article-france-pourquoi-un-roi-comment-un-roi-au-xxie-siecle-74168564.html

    16
    Mardi 15 Novembre 2011 à 20:44

    Merci pour ces mots si bien choisis et si adroitement ordonés. On s'identifie et ça fait du bien; on se sent moins seul.MERCI GéraldineF. et toutes les personnes qui se "retrouvent" dans cet article.

    Il est judicieux effectivement de nous rassembler et on remarque qu'il ne s'agit pas là, d'une mince affaire. Alors on relaie les documents qui nous apparaissent opportuns pour convaincre les gens autour de nous et par là-même se convaincre soi-même que l'on n'est pas (trop) fou :o) à moins qu'il soit folie de prétendre qu'un monde plus équitable, plus confortable même, est possible; Et surtout que le paradigme actuel doit cesser.

    Souhaitons une transformation progressive et réfléchie, sinon le brouhaha de l'effondrement (inéluctable) risque d'être assourdissant et dévastateur !

    Comment faire donc pour oeuvrer de façon constructive ? je partage 2-3 pistes qui m'apparaissent intéressantes:

    Etienne Chouard (entre autres) pour un changement du système oligarchique en démocratie de type athénienne. En toute humilité et avec une ferveur authentique, il en intéressera quelques un(e)s, j'en suis persuadé.

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/

    Dans le même sens, celui qu'il me plait à nommer "le bon sens", toujours donc pour faire avancer le schmilblic,

    http://www.le-message.org/

    Sans oublier Vincent Vauclin et les brigades de "la-dissidence"

    http://la-dissidence.org/

    à bientôt peut-être.

    GM

    15
    Stratege Thucydide
    Mardi 15 Novembre 2011 à 16:29

    Bonjour Geraldine


    Marrant, je ne savais pas que j'avais une soeur jumelle!


     C'est la copie conforme de mes conclusions. Et quand je dis conforme, c'est exactement ca!


    Je suis moi aussi devenu un resistant! Et ca me fait chaud au coeur de lire ces quelques lignes que j'ai bues avec saveur, qui me sortaient de la bouche et dont je connaissais la conclusion du paragraphe rien qu'en lisant les 4-5 premiers mots du debut du paragraphe.


    Herve Rollin, Liege.

    14
    Lundi 14 Novembre 2011 à 17:01

    Félicitation Géraldine, bonne synthèse, hélas les élites ont déjà prévu tant aux U.S.A. qu'en europe de ruiner les populations pour qu'elles n'aient plus les moyens de réagir.. Ce que chaqu'un puis faire c'est de son coté seul pas en réseau  identifier ces élites et préparer les informations qui demain serviront aux résistants, quand l'implosion va arriver. Quand l'Otan a attaqué la Lybie la decision fut prise dix ans avant, penons la décision d'agir dès aujourd'hui et d'indentifier ces traitres des médias des banques etc ils sont peu nombreux, mais demande d'être clairement identifiés...

    13
    Luna STENFORS
    Lundi 14 Novembre 2011 à 15:28

    Merci Géraldine. :)

    12
    nelouschka
    Lundi 14 Novembre 2011 à 15:22

    Merci Geraldine, encore merci, nous qui pensions être les seuls sales fachos dans cet asile à ciel ouvert, peuplé de gens biens et si cultivés!!!! Bravo et encore merci.

    11
    Lundi 14 Novembre 2011 à 15:05

    Luna, Je t'en prie ! Partage-le autant que tu veux. :o)

    10
    Luna STENFORS
    Lundi 14 Novembre 2011 à 14:51

    Parfait Géraldine, j'ai l'impression de me lire en te lisant, rien à changer, si ce n'est le début car pour ma part je me suis rendue compte très jeune de tout cela mais à l'époque je ne parvenais pas à l'exprimer vraiment. Tu en fais là un magnifique compte-rendu, on ne peut faire mieux. En plus, ma compatriote Nivelloise et complètement admirative d'Albator aussi, que pour ma part je trouve le plus beau d'ailleurs, et le vrai rebelle ! ;-)

    Blague à part, étant donné l'excellence de cet article puis-je me permettre de le reprendre à diverses occasions où cela sera opportun, en te citant en tant qu'auteur bien sûr ? Je suppose que tu ne vois pas d'inconvénient à la diffusion afin, espérons-le, d'ouvrir les yeux à quelques-uns.  

    9
    Lundi 14 Novembre 2011 à 12:30

    Superbe, magnifique article auquel je souscris pleinement ! BRAVO !!!
    Je n'aurais pu faire mieux, et ce texte constitue d'ores et déjà pour moi une référence.
    A lire et à faire lire, et à diffuser massivement, sans retenue.

    8
    Lundi 14 Novembre 2011 à 11:30

    Bonjour Arcane !  J'ai écrit qu'Albator n'était pas le plus beau, mais j'ai pas dit qu'il était laid. Le plus beau, pour les "gens biens" de l'époque, c'était Actarus ou Capitaine Flam.  Mais leur personnage n'avait pas d'intérêt pour moi. Ils ne me "parlaient" pas. Ils ne m'ont rien appris. Peut-être parce que l'un n'était pas de notre planète et l'autre même pas de notre galaxie...   même s'il l'avait traversée !! :o)  C'était peut-être déjà une forme de xénophobie, je ne sais pas. :o)))))   Merci pour ton commentaire.   

    7
    Arcane
    Lundi 14 Novembre 2011 à 07:41

    Trés bien écrit. Je suis d'accord avec la majeure partie, pas forcément avec tout, mais le texte est bien fichu. Je ne comprend par contre pas pourquoi vous êtes si critique envers l'aspect de votre père spirituel !! ;) Il était pas mal, Albator, pour celles qui aiment les ténébreux de l'espace avec une cicatrice et moi en tant que petit garçon je voulais lui ressembler ;) Cela mis à part bravo pour ce texte bien construit et son ironie irréverencieuse (y)

    6
    Dimanche 13 Novembre 2011 à 13:09

    @ L'homma libre; vous m'avez vraiment l'air de quelqu'un de "bien"....  Mais pour contrer la menace Islamiste, il faudrait déjà que l'oligarchie occidentale cesse de l'importer, et de la financer. Et si vous en êtes encore à croire que 19 barbus dans une grotte afghane ont organisé les attentats du 11 septembre, je ne peux décidément rien pour vous. http://www.dailymotion.com/video/xbp2ge_prediction-du-11-septembre-deux-moi_news

     

    5
    Anthonin2
    Dimanche 13 Novembre 2011 à 12:25

    C'est vrai que ben laden, dans sa grotte était une sacrée menace....

    Bien plus grande que les 70 000 mariages forcés en France par an (chiffre du HCI), après tout, ce ne sont que 70 000 femmes dépossédées de leur corps au noms d'une religion qu'il faut accepter

    C'est vrai que Ben Laden est bien plus nuisible que ces 30 000 familles polygames avec 400 000 enfants en France. Un vrai progrès social financé par les contribuables...

    L'occident est bien plus en danger à cause d'un barbu dans une grotte que par les millions de "nouveaux occidentaux" qui modifient ses valeurs....

    4
    Dimanche 13 Novembre 2011 à 12:01
    leblogdelhommelibre

    je te suis sur beaucoup d'arguments mais tu mélange trop de choses. j'ai un peu plus de mal avec la théorie du complot du réseau voltaire sur le 11 septembre. une action terroriste reste une action terroriste et il faut laisser les victimes en paix. ne pas se tromper de cible. ben laden ou ses complices sont effectivement la grande menace de notre temps. la menace islamiste est présente partout en europe. nous allons en france avoir en 2050 quasiment la moitié de notre population issue d'afrique soit directement soit par descendance. alors moi les manip ou pseudo manip des usa pour prendre le controooole du monde je m'en tape. la menace est bien plus concrete ou réelle à ma porte. continues ton combat et ta prise de conscience mais sans te disperser dans le complot mondial ! bravo pour tes prises de positions.

    3
    Dimanche 13 Novembre 2011 à 11:54

    Bravo pour ce texte dont j'aurais pu écrire chaque mot tellement je m'y retrouve. Les yeux s'ouvrent, les mots sortent peu à peu, encore trop lentement à mon goût mais ça vient. Il est urgent que les dormeurs et autres bisounours quittent leur lit douillet pour regarder ce qui se passe dans la vraie vie. Pourvu que nos amis soient parmi les premiers, c'est assez éprouvant de devoir toujours se justifier ou de devoir se la fermer pour les garder à nos côtés. Mon homme à moi fait partie des Indi-niais et j'en suis effondrée, si je peux adhérer à leur motivation première je suis totalement effarée par leurs arguments et les options qu'ils opposent (ou croient opposer) aux pouvoirs en place. Entre Indi-niaise et facho j'ai choisi mon camp ;-))


    Vive la Liberté !

    2
    Anthonin2
    Dimanche 13 Novembre 2011 à 11:27

    Excellent texte, beaucoup d'interrogations et de problèmes soulevés, sans tendre la baton de la polémique pour se faire battre!

    Il faut balancer avec de bons arguments, propres!

    Bonne continuation

    1
    lescun
    Samedi 12 Novembre 2011 à 22:28

     exellent   ,je partage !

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