• FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?

     

    FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?C'est une des initiatrices de l'opération
    BANKRUN2010 qui vous pose la question.


    Lors de ces semaines folles qui ont suivi l'invitation
    que YANN SARFATI et moi avions lancée au public
    d'aller retirer 
    notre argent de nos comptes en banque
    le 7 décembre 2010 et tandis que des dizaines de
    milliers de personnes avaient
    répondu à notre appel
    sur la page de
    l'événement Facebook, j'ai reçu des
    coups de téléphone 
    de dizaines de journalistes de 
    nombreux pays, d
    ont ceux d'un journaliste du Wall
    Street Journal (Max Colchester) qui m'a demandé:
    - Est-ce que vous êtes communiste? 

    Etonnée, j'ai répondu: "Moi communiste? 
    Mais non enfin!  Quelle idée! Qu'est-ce qui vous fait
    penser une chose pareille?"

    - Mais vous êtes contre le capitalisme, n'est-ce pas?'

    - Ah non pas du tout, lui dis-je. Je n'ai rien contre le capitalisme, au contraire. Ce n'est pas cela que je
    dénonce dans notre appel. Le capitalisme n'a rien à
    voir avec ce que nous dénonçons.

    Le capitalisme n'est pas responsable de ce que nos élites politiques font, ne font pas ou ne font plus en son nom.
    Le capitalisme ne consiste pas à confier le droit régalien de battre monnaie à des cartels de banquiers privés qui créent de l'argent ex-nihilo contre des intérêts qui génèrent une dette publique exponentielle obligeant les Etats à privatiser leurs services publics, à délocaliser les emplois.
    Il ne consiste pas à convertir nos emprunts auprès des banques en actifs plutôt qu'en passifs dans leurs bilans.
    Le capitalisme n'a jamais consisté à déclarer des guerres sous de faux prétextes pour détrôner des chefs d'état dont la politique ne sert pas nos intérêts pour mettre ces pays à feu et à sang, pour s'approprier leurs ressources ou les marchés de reconstruction de ces états, préalablement endettés par le FMI ou la Banque Mondiale de manière irrémédiable.
    Le capitalisme n'a jamais consisté à équiper les Bourses d'ordinateurs ultra-sophistiqués qui opèrent des transactions dans la nanoseconde, il n'a jamais consisté à ce que des (ir)responsables politiques dépendent des grandes institutions bancaires pour financer leurs campagnes ce qui fait d'eux leurs obligés.  
    Le capitalisme n'a jamais consisté à renflouer des banques "trop grosses pour tomber" avec le denier public quand elles sont sur le point de s'effondrer, pour qu'en retour ces banques refusent d'aider le public qui l'a sauvé, en ne prêtant plus ou alors à des taux exorbitants et à des conditions de plus en plus difficiles, tandis que les cadres qui ont causé leur faillite sont remerciés avec des parachutes dorés mirobolants. 
    Le capitalisme n'est en rien responsable des décisions politiques mafieuses consistant à soumettre les très grandes entreprises à des régimes fiscaux dérisoires tandis que les PME et PMI sont étranglées par des taux d'impositions dépassant les 35%; et il n'a certainement rien à voir avec la création d'un état supranational décidé sans le consentement éclairé des peuples, et malgré les référendums des peuples d'Europe qui s'étaient prononcés contre le Traité de Constitution Européenne.
    Enfin, il n'a jamais consisté à renoncer à la séparation entre les banques d'investissement et les banques de dépôts.  Il n'a jamais consisté à jouer au casino avec l'argent de nos pensions. Etc etc..."


    L'homme en question m'a rappelée maintes fois, pour en fin de compte sortir un article insignifiant, aussi insignifiant que la majorité de ceux qui sont sortis sur cet événement dans les media de masse. Aucunes de nos revendications n'ont été abordées sur le fond.  Mais soit...

    C'était il y a 21 mois.  Depuis lors, il y a eu le mouvement des "z'indi_niais" qui veulent mettre fin au capitalisme, dont ils sont convaincus qu'il est responsable de tous nos maux.

    Lors de la dernière Grande Dépression, c'était la faute des juifs...
    Aujourd'hui, pour ceux qui ont du mal avec le sens des mots, c'est la faute du capitalisme,
    Et pour beaucoup de crétins que j'ai viré de ma liste de contacts Facebook, c'est la faute du capitalisme, et par déduction logique, c'est la faute des juifs puisque dans leur cerveau trop étroit pour un QI à trois chiffres, les deux termes sont interchangeables...

    Depuis le Bankrun, il y a aussi eu la destruction de la Libye par "la communauté internationale" pour aller porter secours au peuple libyen dont on nous a fait croire que le méchant Kadhafi était en train de les bombarder ! (Avec les armes de destruction massives de Saddam, peut-être? Non?) Il y a eu Occupy Wall Street et le scénario Libyen reproduit en Syrie et qui ne doit le retard de nos bombes humanitaires qu'au Veto Russe et Chinois.  Il y a eu la dégradation dramatique de la situation de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Irlande, de l'Italie, et d'une manière générale, de tous les pays de l'UE.  La formation d'un gouvernement belge après un an et demi de discussions pour retrouver aux commandes du pays, 17 ministres sur 20 qui ne sont pas issus des partis élus. Mais les Belges s'en foutent. Le sujet qui les empêchent de dormir à l'heure où j'écris ces lignes, c'est la libération de Michèle Martin, la femme de Marc Dutroux qui aurait "laissé crever de faim" Julie et Mélissa dont les rapports d'autopsie témoignent pourtant qu'elles sont mortes d'autre chose, mais pendant que la vindicte populaire s'abat sur cette femme, les vrais assassins de ces enfants dorment en paix et fort probablement s'en prennent à d'autres victimes.


    Depuis le Bankrun donc, il y a eu toutes ces absurdités, toutes ces propagandes, tous ces faits divers hallucinants de fusillades, en Norvège, à Liège, à Aurora, à New York...  l'anxiété palpable des gens quant à une fin du monde "annoncée" par le calendrier Maya, un renversement des pôles, une collision avec une planète mystérieuses qui croiserait l'orbite de la Terre tous les x millions d'années ou par les rumeurs persistantes de troisième guerre mondiale. 

    Autant la perspective d'un tsunami géant provoqué par un renversement des pôles ou l'embrasement de notre belle planète lors d'une hypothétique rencontre avec Niburu ou Elenin me laisse de marbre (parce qu'il faudra bien que je parte un jour et que si cela devait être suite à une catastrophe de ce genre, je ne pourrais rien y changer de toute façon), autant celle d'une 3ème guerre mondiale mobilise mon énergie pour combattre les propagandes qui alimentent ce processus.

    Néanmoins, outre les risques d'une guerre mondiale, rien ne m'angoisse plus que de voir ce genre d'illustrations chaque jour sur les réseaux sociaux, les blogs citoyens, les tracts syndicaux:

    FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?



    Mais pourquoi diable faudrait-il que le capitalisme s'effondre?   En 2008, Nicolas Sarkozy qui n'était pas à une connerie près, parlait de moraliser le capitalisme !

    Or le capitalisme n'est pas une personne.  C'est un outil.  On ne moralise pas un outil. Un outil sert à construire, éventuellement à détruire quelque chose.  Il ne construit rien ni ne détruit rien sans la volonté de celui qui l'utilise.  Ainsi, selon l'usage que vous en faites, un marteau peut-il servir à construire une maison ou à défoncer le crâne de votre grand-mère dont vous convoitez l'héritage.

    Un porte-plume peut vous faire écrire une déclaration d'amour qui changera le cours de votre vie ou un faux témoignage qui ruinera la vie d'un autre. 

    Ma machine à laver le linge pourrait également servir à noyer mes chats!

    Sous prétexte du mauvais usage que l'ont pourrait faire d'un marteau, d'un porte-plume, d'une machine à laver, faut-il pour autant les abolir?   Faut-il abolir la voiture qui permet à des milliards de gens de gagner leur vie, sous prétexte qu'elle tue des millions de gens tous les ans?  On peut travailler à la rendre plus sûre, moins polluante, certes. Mais faut-il en finir avec elle?


    FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?

    FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai commencé cet article en énumérant tout ce que le capitalisme n'est pas.  Mais alors qu'est-ce donc que cet outil dont j'ai si peur que la connerie humaine ne me prive?  

    Et bien cet outil est le seul qui permette à l'homme d'entreprendre un projet, une activité, un commerce, sans devoir dépendre du consentement d'une banque à vous endetter et éventuellement, au passage, à devoir demander à vos parents de mettre leur maison en gage pour que vous puissiez tenter de monter votre affaire. C'est aussi le seul outil qui vous permette de ne pas dépendre du bon vouloir du gouvernement, d'un ministre, contre Dieu sait quelles faveurs personnelles pour cet argent pourtant tout droit sorti de la poche des contribuables.  C'est aussi un outil qui vous permet de ne pas avoir à dépendre de la solidarité légendaire dont les "z'indi_niais" de tout bord sont souvent plus prompts à faire l'éloge que la démonstration.

    Bref, c'est un outil qui permet à des gens qui croient en votre projet, d'investir leurs économies, ou leurs compétences ou leurs moyens logistiques ou biens immobiliers et de partager les bénéfices avec vous si vous en faites. Et si vous vous plantez, ma foi...   ils auront perdu leurs deniers, leur temps, leur énergie. Ils auront toujours gagné une expérience qui leur servira pour un prochain projet, qui sait? 

    Voilà, c'est cela, le capitalisme. Et ce n'est pas comme j'ai pu l'entendre, l'exploitation de l'homme par l'homme. Il y a des patrons qui exploitent leur personnel, c'est vrai.  Et il y a du personnel qui exploite les patrons aussi. J'ai connu les deux cas de figure. Cela n'a rien à voir avec le capitalisme. 

    Ah, me direz-vous, mais la mise en concurence déloyale des travailleurs?  
    Eh bien cela porte un nom également. Cela s'appelle  du dumping social. Et ce fléau pour l'emploi dans les pays où le coût de la vie est élevé trouve aussi bien son origine dans la cupidité sans fin des multinationales que dans l'instinct de survie d'une petite entreprise pour faire face à la concurrence. 

    Est-ce cela le capitalisme?  NON ! 
    Cet outil n'a pas pour dessein de faire du profit à n'importe quel prix.  Y compris au prix de la destruction de la nature, de toute l'économie d'un pays à cause du chômage de masse. Le capitalisme a construit la rue du Commerce.  Et Wall Street l'a détruite. C'est Wall Street qui détruit le capitalisme, et pas le contraire.
    Le capitalisme c'est ce qui a permis aux civilisations de se développer, de prospérer, d'améliorer le niveau de vie des populations et d'accroître leur espérance de vie avant même que cela ne s'appelle "capitalisme".
    Pensez à ce que le commerce du savon a permis de résoudre comme problèmes de santé liés à l'hygiène!  Rien que pour citer cet exemple-là! 

    Or, en se trompant d'ennemi, ceux qui réclament la fin du capitalisme condamnent toute possibilité pour l'honnête homme d'entreprendre ce qui lui tient à coeur, pour le plus grand bien, confort,  soulagement, plaisir etc...  de ses futurs clients si son projet n'est pas soutenu par une autorité au-dessus de la sienne.  C'est ainsi que l'ascenseur social sera définitivement hors service et que la cage d'escalier de secours sera bétonné. 

    Tandis que tout ceux que je connais qui crachent sur le capitalisme essaient d'oublier l'échéance de la fin du monde le 21 décembre de cette année ou les misères de leur pouvoir d'achat en berne, moi j'angoisse parce que je vois se refermer un piège énorme de la part des élites mondialistes.  Celui d'avoir convaincu les masses que le seul outil dont il pouvait disposer pour assurer leur propre liberté était, en fait, la cause de sa misère. Et qu'en réaction, ce même public leurré ne réclame de lui-même qu'on le protège de cet outil par son exact contraire: le communisme. 

    Entendons-nous bien sur un point.  Je suis consciente qu'il existe des gens qui veulent vivre en communauté et en autarcie, en dehors de toute logique marchande.  Et je n'ai aucun problème avec cela.  Je pense que chacun doit vivre les expériences qui lui tiennent à coeur.  Mon problème avec le communisme c'est qu'il s'applique à tous les citoyens concernés par son régime.

    Vous pouvez échapper à Coca-cola, les agriculteurs peuvent choisir de ne plus acheter les semences Monsanto, vous pouvez choisir d'acheter des langes réutilisables plutôt que des Pampers, vous pouvez choisir de ne pas aller chez Disney.   Mais sous régime communiste, vos choix quand ils existent encore deviennent très limités. Vous êtes pris en charge du berceau au cercueil, que cela vous plaise ou non. Et cela est déjà de plus en plus le cas chez nous où l'Etat vous brise les jambes et vous prie de le remercier de mettre des béquilles à votre disposition. Béquilles financées par le travail de ceux qui marchent encore. 

    Et quand je vois qu'aujourd'hui toujours, cela fait rêver du monde... et bien à tout prendre, je préfère encore qu'un renversement de pôle nous nettoie tout cela avec un bon tsunami.

     


     

    FAUT-IL VRAIMENT EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ?

     

     

    PS : A lire sur le sujet
    le livre de Howard Bloom sorti en français en avril dernier :

    "Le génie de la Bête: 
    une re-vision radicale du capitalisme"

     

     

     

    « APPEL DU COMITE VALMY à TOUS LES FRANCAIS ! Confession d'un troll rémunéré. »
    Partager via Gmail Delicious Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    6
    Lundi 26 Mai 2014 à 18:13

    J'en conviens c'est dur de ne pas être aveuglé par l'argent mais sans certaines personnes qui prennent de gros risques financiers il n'y aurait de travail pour personne ni de technologie ...

    5
    Vendredi 21 Mars 2014 à 11:26

    c'est simple mais puissant, je pense qu'il y'a un seul moteur dans la vie c'est l'argent et on a déjà vu ce que donne le communisme donc perso je suis pour le capitalisme car ca crée de l'emploi et des richesses mais je pense quand même qu'il faudrait indexer une partie des bénéfices sur les employés pour la motivation.

    4
    Vendredi 31 Août 2012 à 17:31

    Alors...
    Ok, j'ai pris l'exemple d'honnêtes travailleurs.Vous reconnaissez tout de même qu'ils représentent la majorité des entrepreneurs.  Et puis, bien sur, il y a des requins...
    Et alors?  
    Le capitalisme en est-il responsable?   Comme je l'expliquais, le capitalisme est un instrument.  Comme la voiture est un instrument, un outil.
    La plupart des automobilistes respectent le code de la route.   Devrions-nous interdire l'usage de la voiture à cause des chauffards?
    Du reste, ce ne sont pas les requins qui sont à l'origine de la situation que nous connaissons, mais la complaisance des pouvoirs publics à leur égard et surtout à l'égard du système bancaire. Le deux poids deux mesures entre le traitement fiscal des pme/pmi et les multinationales, et l'absence de protection aux frontières qui mettent les pays d'occidents en concurence déloyale avec les pays d'Asie.    J'ai énoncé tout ce qui nous a conduit à la situation actuelle et qui n'est pas le capitalisme au début de l'article. Je n'e vais donc pas revenir là-dessus.

    Ensuite, les trois potes de mon exemple ne s'entraident pas. Ils mettent leurs moyens financiers, immobiliers, force de travail au service d'un projet.   Aider, consisterait à ce que le propriétaire des lieux lui dise : je te prête ou donne ma maison, au lieu de la louer et d'en toucher le loyer...   et je ne te demande rien.   Ce serait que le cuistot vienne travailler bénévolement.  Là, chacun agit pour un projet professionel et commercial commun.  Si l'un des trois ne croyait pas en ce projet, à moins de n'avoir vraiment rien à faire d'autre et de s'ennuyer à mourir, il ne s'y serait pas engagé.

    Après, dans le cas de figure que vous exposez, perso, si on pouvait avoir des chaines de restaurant  de la qualité que vous dites, aux prix que vous dites, je trouverais ça génial. Pas vous? 

    Parce que moi, je connais une chaine de restaurant du modèle que vous dites:Exki -  qui ne vend que de la nourriture bio, c'est clean, sain, délicieux, mais bigre, que c'est cher ! 

    Sinon, je ne pense pas que Pizza-hut ait conduit à la faillite des pizzeria...

    Je ne pense pas que Hagen Daz ait empèché les marchands de glace de continuer à travailler.

    Je ne pense pas que PANOS ait signé la fin des boulangeries-patisseries. 

    Si le patron de la chaine est taxé de la même manière que les autres, si ses outsourcers sont issus de la communauté nationale (ou alors que l'importation soit taxée à la frontière de sorte que nos producteurs nationaux ne soient pas mis en concurence déloyale avec ceux de pays où la main d'oeuvre est à bas coût,   je ne vois aucun problème à cela.  

    Or, les taxes aux frontières et l'égalité fiscale avec les autres entrepreneurs, ce sont des décisions politiques. Cela n'a rien à voir avec le capitalisme.  

    Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres viennent de là ! Ca vient de la corruption.   Jamais les Rothschilds ne seraient devenus ce qu'ils sont sans la corrutpion et les connivences politico-mediatico-judiciaires. Vous me direz, oui, mais cette corruption est une des conséquences du capitalisme.  Je réponds : pas plus que l'excès de vitesse n'est la conséquence de la voiture. Et l'écart entre les riches et la classe moyenne périssante est aussi grand que l'écart de distance entre la Porche et la Citroen CI quand l'un n'est jamais verbalisé pour ses excès de vitesse et l'autre oui.    Sur une route limitée à 50, Porsche et Citroen CI roulent à 50 tous les deux si la justice fait son travail.   La Porsche n'y est pour rien. C'est la connivence entre la Justice et le propriétaire de la Porsche qui lui permet d'être bien devant la CI en toute impunité sur une route limitée à 50.  Et sur l'autoroute, la conducteur de la Porsche qui respecte la loi ne roulera pas plus vite que la plupart des voitures de moyenne gamme. Mais même si elle roule moins vite, rien n'empêche la CI de tracer sa route à son rythme.

    Et puis, moi, la concurence, je trouve ça bien aussi longtemps qu'elle est loyale. Elle oblige à être constant dans ses efforts, à se renouveller et même à toujours se dépasser.  Sans concurence, on se repose sur ses acquis, on se sclérose, on se laisse aller.   Un commercant sans concurence aura tendance à être moins aimable, moins serviable à répondre moins aux besoins de ses clients, à moins les anticiper. 

    Le commercant, disons le patron d'une droguerie, qui ouvre de 9h à 18h, fermeture de 12h à 13h30  et qui ferme aussi le samedi après midi,  ne doit pas pleurer que son chiffre d'affaire est minable, parce que tous les gens qui travaillent  de 9 à 18 h (c'est à dire la majorité des gens qui bossent) vont aller acheter leurs produits de droguerie au supermarché...   Rien ne l'empêche de fermer le lundi, d'être ouvert le samedi toute la journée et d'ouvrir sa boutique de 10 à 19h....   Mais j'en connais des cas de figure comme cela,  qui préfèreront blâmer la concurence que de reconnaître que ce sont ses horaires d'ouverture qui ne répondent pas aux disponibilités du public.   Parce que c'est souvent plus facile de remettre la faute sur les autres que de se remettre en question.  Et quand on leur fais remarquer, alors c'est qu'on est un sale matérialiste qui ne se rend pas compte qu'il n'y a pas que le travail dans la vie. Il y a aussi la vie de famille.    C'est vrai mon pote, mais alors...   fais autre chose! 

    C'est la concurence qui font rivaliser les patrons de restaurant en initiatives pour notre plus grand plaisir. En exposant des peintures d'artistes différents tous les mois, par exemple. En engageant des musiciens de temps à autres pour nous divertir en mangeant. Bref, en prévoyant des jeux pour que les enfants qui ont fini de manger puissent laisser les parents parler à leur aise tranquillement autour d'un café ou un pousse café, sans que les enfants casse les pieds à tout le monde parce qu'ils s'ennuient.   

    LA concurence t'obligera à veiller à ce que les toilettes soient bien accueillante, qu'il ne manque pas de papier, de savon au lavabo, que les poubelles soient vidées tous les jours. C'est le genre de détail qui font que les gens reviendront dans son resto plutôt qu'un autre. 

    Quand elle est loyale, la compétion n'est pas malsaine.  Elle profite à tout le monde. 

    Pour le revenu de base, je suis tout à fait pour, et cela serait bien plus simple et moins coûteux pour l'état que tout le poids de cette administration séparée pour les caisses d'allocations familiales, les caisses de pensions pour indépendants, pour ouvriers, pour employés, pour handicapés, pour les chomeurs, pour les RSA (ou Minimex) revenus de solidarités etc etc..   

    Toute cette bureaucratie est très compliquée et coûteuse.  Le revenu de base simplifierait bien les choses.   Il permettrait également à beaucoup de gens de se contenter d'un mi-temps ou un temps partiel.   Il permettrait à un père de famille de suffire aux besoins de son ménage avec son emploi temps-plein. Cela permettrait de limiter le besoin de places de crêche qui coûtentune fortunes à la collectivité parce que les mamans qui le souhaitent pourraient s'occuper de leurs enfants chez elles.  Et puis, l'argent du revenu de base, il circule dans l'économie réelle. 
    Tout à fait pour, mais dans la mesure où il ne bénéficie qu'aux citoyens nationaux. Que l'on rétablisse les frontières et les taxes à l'importation et un état de droit qui fonctionne une fois pour toute. Cela n'empêche pas la liberté d'entreprendre, permets aux gens qui le souhaitent de s'occuper de leurs proches, âgés ou malades, de faire du bénévolat, du soutien scolaire, etc... Bref, de donner du temps. 
    Je ne crois pas que cela soit incompatible avec le capitalisme dès lors qu'il n'entrave pas la liberté d'entreprendre et que l'argent circule à l'intérieur du pays. 
    Mais d'un autre côté, les gens qui se contentent du revenu de base et ne veulent pas travailler, ne doivent pas se plaindre d'avoir un train de vie modeste dès lors qu'ils ont la possibilité de travailler pour générer des revenus supplémentaires ou de créer son activité sans devoir dépendre du bon vouloir d'une banque ou des subsides de l'Etat. 

    Pour conclure, la limite du capitalisme pour moi, c'est l'étatisme.  C'est ce qui l'empêche de fonctionner, mais inscrit dans un système politico-financier débarrassé une bonne fois pour toute des connivences et de la corruption (et sur ce volet-là,c'est à nous d'arrêter de laisser faire) le capitalisme est l'outil qui nous conduira vers l'essors des  énergies propres, abondantes et gratuite.  L'essors de l'antigravité, de l'eau douce et propre en abondance partout sur la planète.  Dès lors qu'il est messianique dans ce qu'il produit, le capitalisme n'a pas besoin de limite, et si cela fait la fortune de l'entrepreneur, grand bien lui fasse. 




     

    3
    Aceton
    Vendredi 31 Août 2012 à 11:53

    Merci pour votre reponse. 

    Je vois quand même un problème a votre réthorique. Vous prenez l'exemle d'un honnete travailleur. Très bien, cela concernerait certainement la majorité des entrepreneurs. Mais il suffit de quelques requins pour en arriver ala situation d'aujourd'hui.

    Au lieu de 3 potes qui s'entraident, mettez unefortune (en milllions/milliards) qui décide de se lancer dans la restauration de qualité au moins équivalente a celles des 3 potes. Il pourrait rapidement spolier toute la clientèle, en abaissant les couts a l'extreme, puisqu'il aura fonder une chaine de restaurant & donc aura des frais a l'unité moins élevé que le restaurant des 3 potes vu qu'il achetera en plus grande quantitée. Et il suffit de très peu de mecs dans ce genre pour gangrainer toute une économie a AMHA... Et je pense que c'est la même chose dans tous les domaines, si a la base du a du capital du peux immédiatement faire de la concurence. Hors aujourd'hui (je pense que vous serez d'accord avecmoi) les écarts entre les plus riche et ne serais-ce la classe moyenne sont extraordinairement élevé ce qui a tendance a perpetuer les dynastie (Rotshild & cie) donc dans un capitalisme avancé, même normal, il y a toujours un moment ou sa va se casser la geule non ? Ou du moins il n'y aura plus "d'équilibre social" ce qui entrainerait pas mal de maux qu'on voit aujourd'hui. (Corruption & pressions politiques du aux fortunes accumulés, exploitation du a l'augmentation démographique de la classe moyenne & pauvre,...etc)

    D'une facon général que pense-vous des limites du capitalisme ? 

    Vous avez surement vu "le Revenu de base" sur internet, en l'associant avec un système économique capitalisme cela pourrait peut-être résoudre le problème "d'équilibre social". Mais il y aurait tellement de travail a faire que cela impliquerait une refonte total du système actuel, donc pensez-vous pas que votre vision du capitalisme reste une utopie ? 

    Pour préciser je ne suis pas anticapitaliste, ni capitaliste, ni rien d'autre d'ailleurs  Juste que votre argumentation est interessante d'où les questions.

    2
    Jeudi 30 Août 2012 à 18:11

    Non, elle ne réclame pas de la croissance infinie. Ca c'est de l'enfumage et de la propagande dont le système se sert pour justifier sa propre névrose. C'est devenu une croyance tenace, hélàs, au même titre que la foi populaire envers l'efficacité et l'innocuité des vaccins.  Or, le système qui aspire à une gouvernance économique mondiale VEUT vous dégoûter de cet instrument, car c'est le seul qui vous permet de lui tenir tête.  Si vous créez votre entreprise, elle n'est pas obligée d'être ou de devenir une multinationale pour être prospère.  Du moins, cela dépend de ce que vous et vos actionnaires exgigez comme rendement et dans quels délais.

    Immaginons que vous créez un restaurant avec trois associés. L'un met une de ses maisons à votre disposition au lieu de la louer, l'autre apporte sa compétence en cuisine, l'autre son capital sympathie et talent commercial pour servir en salle et vous, vos talents de gestionnaires et vos économies. Vous travaillez comme des fous furieux, des horaires de malades, votre restaurant tourne doucement, au début, vous vous serrez la ceinture mais les clients sont contents.   Ils reviennent, ils en parlent autour d'eux. La cuisine est tellement bonne qu'on commence à réserver votre salle pour des baptêmes, des mariages, des anniversaires.      Finalement votre carnet de réservation est toujours quasi rempli. Vous vous partagez les bénéfices selon la répartition de vos parts.   Vous considérez que votre affaire génère assez de revenus pour engager une serveuse et un commis de cuisine.  Super, votre affaire crée de l'emploi.  Vous n'avez pas dû vous endetter auprès d'une banque qui vous aura envoyé les huissiers et au tribunal quand vous ne gagniez rien au cours des premiers mois.  Vous n'avez pas dû dépendre des subsides de votre région qu'on ne vous aurait peut-être pas donné parce que vous n'avez pas la bonne couleur politique ou que vous n'avez pas graissé la patte de celui qui a le pouvoir de décision de vous laisser créer votre business ou pas.  Vous gagnez honnêtement votre vie.  Il y aura des haut et des bas. Mais vous n'êtes pas obligé de faire croitre votre restaurant en lui faisant pousser des étages ou en créant une chaine régionale, nationale ou internationale.  Quand votre carnet de réservation est rempli, il n'a pas besoin de croissance infinie.   Eventuellement, vous pouvez proposer des livraisons de repas à domicile, mais tous les entrepreneurs ne rêvent pas de rouler en Ferrari et d'avoir un yacht et de posséder une île dans l'Océan Indien...

    Si pour améliorer son chiffre d'affaire, il décide de couper le vin avec de l'eau, les clients ne reviendront plus. Seules les très grandes entreprises tentaculaires réclament une croissance exponentielle quitte à foutre de l'huile de moteur dans la mayonnaise. Celles qui ne paient pas d'impôts, ou quasi pas et dont nos politiciens nous disent la main sur le coeur, qu'ils sont obligés de ne pas les taxer, car sinon, elles délocaliseront et que cela sera catastrophique pour l'emploi.Sauf qu'elles délocalisent de toute façon. Mais cela n'a rien à voir avec le capitalisme.  Ce sont des arrangements mafieux, qui se règlent à coup de pots de vin. Tous les jours, des entreprises naissent, croissent et meurent.  Le secteur des machines à écrire a fait son temps. Certains sont passé à la production et la vente d'ordinateurs.  Le marché des développements de films polaroïdes ou films photo a fait son temps. Aujourd'hui les appareils numériques les ont remplacé.  Celui qui a investi dans le polaroïde en a bien profité, je pense. Au suivant. Demain la croissance de générateur athmosphérique d'eau potable ou du générateur domestique d'électricité.  Quelqu'un a posé la question au directeur de JP Morgan quant à savoir pourquoi il n'investissait pas dans la recherche pour l'énergie libre.  Il a répondu : l'énergie libre, c'est bien beau, mais où on met le compteur?   Et voilà pourquoi nous n'y sommes pas encore, et que le mieux que nos écolos ont à nous proposer ce sont des panneaux solaires qui nécéssitent l'intervention intermédiaire des grandes entreprises du secteur de l'énergie. Ainsi l'état continue de prendre son racket en TVA. 

    Enfin voilà,j'espère avoir répondu à votre question.

    1
    Aceton
    Jeudi 30 Août 2012 à 17:10

    Merci pour cet article de qualité.

    Néanmoins j'aurais une question. Le capitalisme réclame la croissance par essence je dirais, hors la croissance infini n'existe pas. Ne serais-ce pas la une des limites ?

    Ou alors il faudrait réglementer cette croissance, donc l'enrichissement ce qui ne serait plus vraiment du capitalisme.

    QU'en pensez-vous ? 

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :